Sortir de votre zone de confort ne garantit pas le succès


Mardi 3 avril 2012, 16 h 45. Je dis à  ma copine :  » Je vais au gym, je devrais être de retour dans 90 minutes. «  Elle me répond :  » Pas de problème pour le gym, mais tu dois être de retour dans 60 minutes maximum. Je dois aller avec Jade à  son cours de karaté qui est à  18 h et tu dois rester à  la maison avec Kim. « 

J’avais donc un choix à  faire. Aller au gym pour un demi-entraînement ou ne pas y aller du tout. Que faire? J’avais vraiment le goût et le besoin de faire de l’exercice.

Ma copine me dit :  » Pourquoi ne vas-tu pas en vélo pendant une heure? Tu as un beau vélo de montagne et tu n’en fais presque jamais depuis que tu as une moto. «  Ma copine avait une excellente idée. Je n’avais pratiquement pas fait de vélo depuis les 4 ou 5 dernières années.

Je me suis dit :  » Envoye le grand, sors de ta zone de confort et puisqu’il n’y a plus de neige dehors, va parcourir les magnifiques sentiers que tu n’as jamais vus dans les bois derrière chez toi. « 

Il fait environ 9 degrés dehors ce qui est agréable pour faire du vélo, mais un peu frisquet. Je décide donc de mettre une petite veste blanche en coton par-dessus mon t-shirt.

Je pars donc sur mon vélo rempli d’enthousiasme. Je dois avouer que les 5-10 premières minutes se passèrent super bien. Sans le savoir, je profitais d’une petite pente descendante. Le seul petit ennui est survenu quand mon pantalon s’est pris dans la chaîne.

Plus j’entrais profondément dans le bois, plus il y avait des racines et des trous de boues. Les trous de boues me causaient particulièrement des problèmes. Je commençais à  pomper l’huile et j’avais de plus en plus chaud. Chaque fois que je traversais une flaque de boue, j’avais l’impression de nager dans une piscine de mélasse.

À plusieurs reprises, au centre d’une flaque de boue, je devais descendre de mon vélo en mettant les deux pieds dans la boue. Pas très agréable je vous l’assure d’avoir les pieds mouillés. Je commençais déjà  à  regretter mon aventure en forêt. Je me disais que, pour une première fois, j’aurais dû simplement emprunter une piste cyclable comme tout le monde.

À la 15e minute environ de ma randonnée, je me mets à  dévaler une longue côte d’environ 25 mètres. Il fait sombre, car il y a beaucoup d’arbres dans la forêt. De plus, j’avais gardé mes lunettes de soleil sur le nez ne sachant pas où les mettre. Ma vision était donc assez moyenne. J’étais ce qu’on pourrait appeler  » un vrai amateur « .

Le premier 75 % de la côte se déroula très bien. Je prennais de plus en plus de vitesse et je dois dire que, pour la première fois de mon aventure, j’avais un grand sourire dans le visage. Puis, au milieu de la descente, je m’aperçois qu’en bas de la côte, il y a un petit pont assez étroit sur lequel je dois absolument traverser et de l’autre côté une pente ascendante assez abrupte. Je décide donc de prendre encore plus de vitesse en donnant quelques coups de pédalier. Mais aussitôt après avoir donné 2-3 coups de pédale, je m’aperçois que le dernier quart de la côte est en glace. Il s’agissait probablement de la dernière plaque de glace au Québec qui n’avait pas encore complètement fondu en ce 3 avril.

Aussitôt que j’ai vu ça, j’ai appuyé sur le frein arrière pour ralentir ma course. Enfin, j’ai appuyé sur ce que je croyais être le frein arrière, car voyez-vous, sur une moto, le frein avant est à  droite puisque la  » clutch  » est à  gauche. J’ai donc pesé de toutes mes forces sur le frein gauche, soit le frein avant… Je vous laisse imaginer le reste.

Comment dire? Je me suis senti comme les frères Wright lors de leur premier essai à  voler. Et comme les frères Wright, je vous jure que je ne suis pas allé très loin. Ma roue avant a glissé sur le côté droit et mon corps est complètement parti à  gauche, un peu comme les seins de certaines femmes qui détachent leur brassière… lollll !

Ouch! Je suis tombé directement sur la glace à  la fois sur la jambe, la fesse, le bras et l’épaule gauche. J’ai glissé sur environ 3 mètres pour finalement m’arrêter dans une flaque de bouette. Une mise en échec de Georges Laracque n’aurait sûrement pas fait aussi mal. Je suis resté en petite boule pendant au moins 15 secondes et je criais  » Maman!!! « . Un écureuil perché sur une branche au dessus de ma tête semblait se foutre de ma gueule et avec raison.

Pas besoin de vous dire que ma veste blanche était désormais à  moitié noire. J’avais l’air d’un Dalmatien, mais avec toutes les taches du même côté! De plus, une drôle d’odeur se dégageait de moi. Disons que pour le reste de mon parcours, j’avais une étrange odeur de bouse de vache qui me suivait partout.

Après cette mésaventure dans la forêt, j’ai rapidement trouvé une façon de sortir du bois. J’ai alors emprunté la piste cyclable pour le reste de mon parcours. Beaucoup plus facile pour les fesses, mais avec le vent de face, beaucoup plus difficile pour les cuisses sans compter que j’avais maintenant très froid. Sans gants, sans tuque et sans foulard, après 15-20 minutes, j’avais les doigts, les oreilles et la mâchoire complètement gelés.

Les autres cyclistes que je croisais me regardaient de façon bizarre. Avec ma veste blanche toute sale, j’avais l’air d’un gars qui avait pris une méchante débarque et c’était effectivement le cas!

Arrivé à  la maison, mon petit chien Rudy, un schnauzer poivre et sel, est venu me voir, mais dû à  mon odeur, il n’a même pas voulu que je le flatte! Et dès que ma copine m’a vue, elle m’a dit  » Bravo! Peux-tu bien me dire ce qui t’é arrivé? « . 

Avez-vous déjà  essayé de parler à  quelqu’un en revenant du dentiste? Avec ma mâchoire complètement gelée, je parlais comme Ti-Coune dans l’émission  » Le temps d’une paix  » et ma copine ne comprenait absolument rien!

Pour couronner le tout, le lendemain matin, on aurait dit que j’avais des aiguilles de planter dans le devant de mes jambes tellement j’avais mal!

La leçon à  retenir de mon aventure? Ce n’est pas parce que vous sortez de votre zone de confort que vous allez nécessairement réussir du premier coup. En fait, il y a de fortes chances pour que vous vous plantiez les premières fois. L’important toutefois est de ne pas se décourager et de continuer jusqu’à  ce que ça devienne plus facile.

Ha oui, j’ai très hâte à  demain. Pourquoi? Je repars en vélo. Mais cette fois, avec une veste noire!

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Patrick Leroux, CSP, entrepreneur, auteur de huit livres (best-seller) et réputé conférencier québécois, est un professionnel de l’action. Afin de vérifier sa disponibilité pour une conférence inoubliable lors de votre prochain événement vous pouvez le rejoindre au 1-888-993-8882 ou par courriel au info@patrickleroux.com.

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