Fierté, identité et responsabilité : peut-on être fier de ce qu’on n’a pas choisi ?
J'avais le goût de vous faire réfléchir aujourd'hui.
Je suis né au Québec en 1971. J’aurais pu naître en Ontario, en France, aux États-Unis, au Mexique, au Japon ou même en Afghanistan.
Je n’ai rien décidé de tout ça. C’est le hasard de la naissance.
Régulièrement on entend des gens dire qu’ils sont fiers d’être Québécois, Canadiens, Américains, Français ou originaires de telle ou telle région.
Ça m’amène à une question qui risque d’en faire réagir quelques-uns : Peut-on vraiment être fier de quelque chose qu’on n’a pas choisi ?
L'identité et fierté sont pourtant deux choses différentes. Je peux être très attaché au Québec, je peux aimer sa culture, sa langue, ses paysages, ses valeurs, ses gens et mon histoire. Tout ça fait partie de mon identité.
Mais est-ce une réalisation personnelle d’être né ici ? Pas vraiment.
Si j’étais né à Paris, à Prague, à Tokyo ou à Los Angeles, il y a de fortes chances que je me sois attaché à cet endroit et que je défende aujourd’hui une identité complètement différente.
Être attaché au Québec ne signifie pas que je dois être fier de tout ce qui s’y passe.
J’ai de la difficulté à être fier de l’état de nos routes et de nos écoles, des difficultés d’accès aux soins de santé, de la crise du logement ou encore de voir autant de gens préoccupés par le coût de la vie malgré le niveau élevé de taxes et d’impôts que nous payons.
Aimer un endroit ne signifie pas fermer les yeux sur ses problèmes. Au contraire, on peut être profondément attaché au Québec tout en souhaitant qu’il fasse mieux.
Pour moi, la véritable fierté commence davantage avec nos CHOIX, nos actions et ce que nous avons contribué à construire personnellement.
Je peux être fier d’avoir bâti une entreprise ou avoir eu une carrière florissante.
Fier du choix de ma femme ou de mon mari.
Fier d’avoir élevé mes enfants.
Fier d’avoir pris soin de ma santé.
Fier d'avoir gagné une compétition sportive après y avoir consacré des milliers d'heures à l'entraînement.
Fier d’avoir aidé quelqu’un dans le besoin.
Fier d’avoir eu le courage de changer de carrière, de quitter une situation qui ne me convenait plus ou de prendre une décision difficile en accord avec mes valeurs.
Pourquoi ? Parce que j’y suis pour quelque chose.
La fierté vient aussi avec la responsabilité. Depuis près de 30 ans que je donne des conférences en entreprise, il y a un thème qui revient dans presque toutes mes interventions : la responsabilisation personnelle.
Nous avons beaucoup plus de pouvoir sur notre vie que nous voulons parfois l’admettre. Nous sommes responsables de nos choix, de nos habitudes, de notre attitude et de notre développement personnel.
Et aussi des actions que nous prenons pour favoriser notre santé, notre réussite et notre bonheur.
Évidemment, on ne contrôle pas tout. On choisi pas l’endroit et la famille dans laquelle on vient au monde, on contrôle pas l’économie, les décisions de nos patrons, des gouvernements, les comportements des autres en général, les maladies, les accidents et une foule d’événements qui peuvent complètement bouleverser notre vie.
Mais on a toujours le pouvoir de choisir ce que nous faisons avec les cartes que la vie nous distribue.
Quand tu pointes quelqu’un du doigt…
Lorsque j’étais jeune, un professeur m’a enseigné une image que je n’ai jamais oubliée.
Il m’a dit : « Lorsque tu pointes quelqu’un du doigt, regarde ta main : il y a trois doigts qui pointent vers toi. »
Quelle belle leçon de responsabilisation ! Avant de chercher un responsable à l’extérieur - notre patron, notre conjoint, nos collègues, le gouvernement, l’économie ou la société en générale - peut-être devrions-nous commencer par nous regarder dans le miroir.
Et nous demander : « Qu’est-ce que MOI je peux faire pour améliorer ma situation et être plus heureux maintenant ? »
Pas demain, pas un jour lorsque le gouvernement changera, pas lorsque l’économie ira mieux, pas une fois que j'aurais un nouveau patron, pas une fois que les enfants auront quitter la maison ou pas lorsque les autres auront ENFIN COMPRIS !
Qu’est-ce que je peux faire, ici et maintenant, de constructif et sur lequel j’ai un réel contrôle ?
C’est là que commence la responsabilisation personnelle.
Et en passant, pour tous ceux et celles qui ont peur de perdre leur emploi, rappelez-vous ceci : votre meilleure sécurité d’emploi, c’est vous-même.
Travaillez sur vous, continuez constamment d'apprendre, lisez des livres, écouter des formations en ligne et développez vos compétences.
Bref, devenez tellement bon dans ce que vous faites que, si votre employeur devait fermer ses portes demain matin, d’autres entreprises feraient la queue pour vous embaucher.
On ne peut pas toujours contrôler la sécurité de notre emploi, mais on peut certainement augmenter notre employabilité.
Et si vous voulez pousser cette responsabilisation encore plus loin, créez votre propre emploi en devenant entrepreneur. Bien sûr, l’entrepreneuriat comporte ses propres risques, mais au moins, vous serez moins à risque de « perdre votre emploi »… puisque c’est vous qui l’aurez créé.
Faites des choix dont vous pourrez être fier
Nous passons parfois beaucoup trop de temps à nous demander ce que les autres vont penser de nos décisions. Mais les autres ne vivent pas notre vie.
Ils n’ont pas nos valeurs, nos priorités, nos rêves, nos contraintes ni la même définition du bonheur.
Alors, faites des choix réfléchis, des choix qui correspondent à vos valeurs, à votre réalité et à la vie que vous souhaitez réellement vivre maintenant pendant que vous avez la santé pour le faire.
Puis assumez vos choix et ne laissez pas l’opinion des autres dicter la façon dont vous devriez vivre VOTRE vie.
Vous n’avez pas choisi l’endroit où vous êtes né, mais vous pouvez choisir énormément de choses concernant la personne que vous allez devenir et la vie que vous allez construire.
Et ça, à mon avis, c’est quelque chose dont on peut véritablement être fier.
Et dans votre organisation ?
La responsabilisation personnelle ne s’applique évidemment pas seulement à notre vie personnelle.
Dans une organisation, imaginez la différence lorsque les employés cessent de demander : « À qui la faute ? » et commencent plutôt à demander : « Qu’est-ce que je peux faire moi pour améliorer la situation actuelle ? »
C’est cette mentalité qui transforme une culture d’excuses en une culture d’initiative, de solutions et de résultats.
Si vous préparez un événement d’équipe prochainement et souhaitez amener vos gens à réfléchir à leur attitude, leurs choix et leur responsabilité face à leurs résultats, c’est un sujet que j’aborde régulièrement dans mes conférences.
Parce qu’on ne contrôle pas tout ce qui nous arrive. Mais on est responsable de ce que nous choisissons d’en faire.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Peut-on être fier de quelque chose qu’on n’a pas choisi, ou la véritable fierté vient-elle surtout de nos choix et de nos actions ?
Positivement,
Patrick Leroux CSP HoF
Conférences qui créent des prises de conscience, mobilisent les équipes et donnent envie de passer à l'action.
Discutons de vos objectifs.
Voyons ensemble comment créer une conférence dont vos participants parleront encore sur le chemin du retour.
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